Le courrier client que personne d’autre ne lit.
Klar filtre le spam dans Apple Mail, sur votre propre machine. L’extension qui lit votre boîte n’a aucune permission réseau. Le classement n’envoie donc aucune correspondance client à un éditeur.
Le filtrage dans le cloud est autorisé. Vous en répondez aussi.
L’article 66-5 de la loi du 31 décembre 1971 couvre du secret professionnel les consultations adressées par un avocat à son client et les correspondances échangées entre le client et son avocat. Le code pénal le protège à l’article 226-13, un an d’emprisonnement et 15 000 € d’amende. Rien là-dedans n’interdit un filtre anti-spam hébergé chez un tiers, et un éditeur qui laisse entendre que votre déontologie rend son concurrent illégal fait de la vente, pas du conseil.
Ce que le cadre implique est plus concret. Le RIN, à l’article 2.3, dit que l’avocat doit faire respecter le secret par toute personne qui coopère avec lui dans son activité professionnelle, et qu’il répond des violations ainsi commises. Un prestataire de filtrage qui lit votre courrier coopère avec vous. Faire passer le courrier client par ses serveurs est donc une décision d’externalisation qui vous appartient, avec le travail qui va avec : une diligence sur l’éditeur, un contrat qui l’engage, une position sur l’endroit où sont les serveurs, et une appréciation qui reste la vôtre après la signature.
RIN, article 2.3Le filtre tourne là où le dossier se trouve déjà.
Klar est une extension Mail. Elle note chaque message sur votre Mac à son arrivée, à l’endroit même où la correspondance vit déjà, sans l’envoyer. Aucun prestataire de filtrage à choisir, aucune clause à négocier, aucune juridiction à apprécier.
La partie de Klar qui lit votre courrier est une extension Mail sandboxée par Apple, livrée sans l’entitlement réseau. Ce n’est pas que nous promettons de n’envoyer votre courrier nulle part. C’est que macOS refuse la connexion, parce que la permission n’a jamais été demandée. La classification tourne sur votre Mac, instantanément.
Ce que ça change en pratique
- Aucun accès réseau
- L’app App Store gratuite et son extension Mail sont livrées sans l’entitlement réseau. macOS refuse toute connexion qu’elles tenteraient d’ouvrir. C’est une permission que l’app n’a pas, pas une règle qu’elle promet de suivre.
- Le modèle est livré avec l’app
- Le classifieur est un transformeur multilingue embarqué dans l’app. Rien n’est téléchargé à l’arrivée d’un message, donc Klar fonctionne pareil dans le train et au cabinet.
- Aucun compte
- Il n’y a rien à créer, et aucun serveur de licence que l’app gratuite appelle. Tant que vous ne nous contactez pas et n’envoyez pas de rapport par email, nous ne savons pas qui vous êtes.
- Le moteur est open source
- Le moteur de scoring est sous AGPLv3. Vos informaticiens n’ont pas à nous croire sur parole. Ils peuvent lire le code, le compiler, et regarder ce qu’il fait.
Les questions que votre référent conformité va poser
Que se passe-t-il quand Klar se trompe sur le message d’un client ?
Il atterrit dans les Indésirables sur votre Mac et vous le remettez en place. L’erreur reste sur votre machine : aucune copie n’a été envoyée où que ce soit et rien de ce message ne nous a été remonté. Avec Klar Plus, le remettre en place apprend aussi au filtre, et la correction comme le modèle qu’elle produit restent dans un conteneur sandboxé sur votre Mac.
Peut-on le déployer sur tout le cabinet ?
Pas de façon centralisée, et pas aujourd’hui. Klar est une app gratuite du Mac App Store que chacun installe, sans compte et sans console d’administration, et c’est exactement la propriété qui fait qu’elle ne détient rien sur votre cabinet. Si le cabinet exploite ses propres serveurs mail et veut filtrer avant la remise, Klar Pro est un milter Postfix en accès anticipé, et c’est une conversation plutôt qu’un téléchargement.
Le filtrage envoie-t-il quoi que ce soit hors du Mac ?
Non. L’app App Store gratuite et son extension Mail n’ont aucune permission réseau. Si vous choisissez Envoyer le rapport, Klar ouvre un brouillon modifiable dans votre propre messagerie. Rien ne part avant que vous l’envoyiez. N’y joignez aucune correspondance confidentielle sans autorisation. Klar Plus utilise séparément le réseau pour sa licence, ses modèles et sa version. Aucun de ces échanges ne transporte votre courrier. La liste complète est sur la page local-first.
Faut-il un contrat de sous-traitance avec vous ?
C’est une question pour votre propre conseil, et la réponse dépend de la partie de Klar que vous utilisez. Le filtrage courant ne nous envoie rien. Un utilisateur qui envoie un rapport peut partager les messages sélectionnés, leur diagnostic et un récapitulatif mensuel supprimable. Notre politique de confidentialité détaille ce que nous détenons alors. Décidez si vos équipes peuvent utiliser cette fonction avec de la correspondance confidentielle.
Ce que nous n’affirmons pas.
Nous ne donnons pas de conseil juridique, et un filtre anti-spam ne met personne en conformité. Vos obligations sont les vôtres, et c’est auprès de votre ordre, de votre régulateur ou de votre DPO qu’il faut les éprouver. Ce que nous pouvons vous dire, c’est exactement où le logiciel tourne et ce qu’il a le droit de faire, la partie que la plupart des éditeurs vous laissent déduire.
Nous ne prétendons pas non plus filtrer parfaitement. Aucun filtre ne le fait, et un éditeur qui vous cite un chiffre de précision unique cite un chiffre tiré de son corpus, pas de votre boîte. Ce que nous disons, c’est que se tromper sur un message sur votre Mac et se tromper sur ce même message sur le serveur de quelqu’un d’autre ne sont pas la même erreur.
Lire l’argument local-first en entierEssayez-le sur la boîte aux lettres qui compte le plus.
macOS 14 ou plus récent, Apple Silicon. Aucun compte, aucun classement dans le cloud, aucune configuration. Klar filtre dans Apple Mail, sur votre Mac.